Payer ses impôts et y gagner ? Cette étonnante particularité fiscale japonaise

Au Japon, il existe deux grands types d’impôts : les impôts nationaux, versés à l’État, et les impôts locaux, destinés aux collectivités territoriales.

Avec l’urbanisation croissante du pays, un phénomène est apparu : les recettes fiscales locales se sont progressivement concentrées dans les grandes villes, au détriment des régions rurales.

C’est pour répondre à ce déséquilibre qu’est né un dispositif particulièrement original : le furusato nōzei, souvent traduit par « impôt du pays natal ».

Son principe est simple.

Les contribuables peuvent choisir eux-mêmes à quelle collectivité locale ils souhaitent verser une partie de leurs impôts.

À première vue, cela ne change rien : l’argent est de toute façon prélevé.

Mais il existe une particularité qui rend le système particulièrement attractif.

Les collectivités qui reçoivent ces contributions peuvent remercier les donateurs en leur offrant des produits locaux.

Autrement dit, plus vous soutenez une région, plus vous avez accès aux spécialités qui font sa renommée.

Par exemple…

Que diriez-vous d’une délicieuse anguille japonaise ?

Ou d’un kilogramme de Bœuf de Matsusaka, l’une des marques de wagyū les plus prestigieuses du pays ?

Les amateurs de fruits de mer pourront également se laisser tenter par des coquilles Saint-Jacques.

Les mangues japonaises, quant à elles, sont réputées pour leur douceur exceptionnelle, au point de surprendre dès la première bouchée.

Pour ma part, j’avoue avoir un faible pour les pêches.

Certaines collectivités proposent même des séjours dans des hôtels avec sources thermales et vue sur la mer.

Et ce n’est pas tout.

On trouve également parmi les cadeaux :

des appareils électroménagers

 

des maquettes et modèles réduits

et bien d’autres spécialités locales.

Alors, qu’en pensez-vous ?

Vous pouvez choisir de soutenir votre région d’origine, ou simplement une collectivité dont les produits vous attirent.

Après tout, puisque ces impôts doivent être payés, autant avoir la possibilité de choisir où ils seront utiles.

Pour les collectivités locales, le bénéfice est également réel.

Les commandes stimulent l’agriculture, la pêche, l’artisanat et l’industrie régionale, tout en faisant connaître les produits du territoire à travers le pays.

Une façon de concevoir l’impôt où chacun semble y trouver son compte.

Une idée plutôt intéressante, vous ne trouvez pas ?

ABE KENGO

Traduction : LINALE-WATAYA Julika

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