Une princesse au plus près du peuple : cette membre discrète de la famille impériale japonaise qui compte de nombreux admirateurs
La famille impériale japonaise désigne les proches de l’Empereur.
Parmi eux, l’une de ses membres attire discrètement la sympathie du public : la princesse Akiko. Ses anecdotes du quotidien, étonnamment simples et spontanées, lui valent une popularité discrète mais bien réelle.
Surnommée par certains la « princesse anticonformiste », elle a accumulé au fil des ans des épisodes aussi inattendus qu’attachants.
Un jour, la princesse Akiko décide d’entrer dans un manga café, ces établissements très populaires au Japon où l’on peut lire autant de mangas que l’on souhaite.
Mais pour entrer, une carte de membre est obligatoire.
Bien qu’elle appartienne à la famille impériale, Akiko ne fait pas partie de la branche principale de la maison impériale et reste relativement peu connue du grand public japonais. Le personnel du café ne la reconnaît donc pas et lui demande simplement de remplir le formulaire d’inscription.
Problème : l’enregistrement est impossible.
Au Japon, il faut renseigner à la fois un nom de famille et un prénom. Or les membres de la famille impériale n’ont pas de patronyme.
— « Mon nom est simplement Akiko… »
Face à cette réponse, les employés auraient été pris de court. Finalement, ils lui auraient remis une carte de membre pour le moins somptueuse :
« Akiko, Reine »
Une carte dont le résultat semblait bien plus majestueux que prévu.
Autre particularité : afin d’éviter les dépenses inutiles, elle privilégierait les compagnies aériennes à bas coût pour ses déplacements.
Mais là encore, les choses ne se passent pas toujours comme prévu.
Lors de voyages à l’étranger, elle présente à l’immigration un passeport particulier : les membres de la famille impériale possèdent un passeport diplomatique, différent de celui des citoyens ordinaires. N’étant pas enregistrés administrativement comme des citoyens japonais au sens classique, ils utilisent ce type de document officiel.
Cette fois pourtant, l’agent d’immigration aurait affiché une mine soupçonneuse :
— « Une princesse ne voyage pas sur une compagnie low cost ! »
Soupçonnée d’utiliser un faux passeport, elle aurait même failli être conduite dans une salle d’interrogatoire.
Elle s’en serait sortie avec une explication qui semble tout droit sortie d’un manga ou d’un anime :
— « Je suis une princesse japonaise ! »
Et l’histoire dit qu’elle a finalement franchi les contrôles sans autre difficulté.
Petite précision amusante : son titre officiel étant Joō (« princesse impériale » ou « dame de sang impérial » selon le contexte), l’équivalent n’est pas exactement Princess, mais davantage Queen.
À force de voir les incidents se multiplier autour d’elle — sans qu’elle en soit réellement responsable — certains la compareraient même au héros du manga Conan Edogawa : partout où elle passe, il semble toujours se produire quelque chose.
On raconte également qu’elle apprécie un mode de vie proche de celui du grand public et qu’elle fréquenterait volontiers des magasins à petits prix.
Parmi toutes les princesses du monde, difficile d’en imaginer une autre de ce genre.
Qui sait ? Lors de votre prochain voyage au Japon, la personne faisant la queue devant vous à la caisse pourrait bien être… une princesse japonaise.
ABE KENGO
Traduction : LINALE-WATAYA Julika
