Ne pardonnez pas la honte du Japon ! Des internautes acculent des voleurs
À Bali, en Indonésie — destination touristique mondialement connue — des individus ressemblant à des japonais ont été filmés en train de commettre un vol.
Les images de vidéosurveillance rendues publiques montrent plusieurs jeunes japonais, en train de fourrer une grande quantité de vêtements dans leurs sacs.
Les Indonésiens ont exprimé leur colère.
Mais les plus indignés furent sans doute les internautes japonais.
En analysant minutieusement les images, ils remarquent que les jeunes portent un badge jaune accroché à la poitrine — signe d’un voyage organisé.
Vu leur apparence, ils semblent être des lycéens.
Les internautes passent alors au crible les établissements scolaires qui effectuaient un voyage à Bali à cette période.
Ils finissent par identifier un lycée privé situé à Kyoto.
Le nom de l’établissement est rapidement diffusé sur les réseaux sociaux.
Les internautes contactent l’école, mais celle-ci ne répond pas.
Pire encore : toute mention du voyage effectué durant cette période disparaît du site officiel.
Face à ce silence, la mobilisation en ligne s’intensifie.
Les images de surveillance — non floutées — montrent les visages avec suffisamment de netteté pour permettre une identification.
Sous la pression croissante, l’école finit par ne plus pouvoir ignorer la situation et publie des excuses officielles.
Les parents des jeunes impliqués se rendent sur place et présentent des excuses en s’inclinant profondément, en larmes.
Le vol a eu lieu le 3 décembre.
Nous sommes le 11 décembre : la rapidité des événements est frappante.
Les Japonais détestent causer des ennuis aux autres.
Et lorsqu’un Japonais commet un crime à l’étranger, cela est perçu comme une honte nationale.
Cela détruit la confiance construite par les générations précédentes.
Les visages ayant été révélés, il semble que l’identification complète ne soit plus qu’une question de temps.
Beaucoup estiment que ce type de coopération collective est essentiel.
En Indonésie, le vol est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à sept ans de prison.
De nombreux internautes japonais estiment que les responsables doivent être jugés conformément aux lois locales et ne cachent pas leur indignation.
ABE KENGO
Traduction : LINALE-WATAYA Julika
