Le karatéka légendaire au-delà de l’humain

Parmi les maîtres qui ont marqué l’histoire du karaté japonais, un nom ressort : Masutatsu Ōyama.

Sa quête de la force l’a conduit à des exploits qui semblent dépasser les limites humaines. Découvrez la légende de cet homme contre lequel on se sent tout simplement incapable de l’emporter.

 

Ōyama est né en 1923 dans ce qui est aujourd’hui la Corée du Sud. À l’époque, la région faisait partie du Japon, il est donc né japonais, puis a acquis la nationalité coréenne, avant de retrouver plus tard la nationalité japonaise.

Le karaté, en règle générale, se pratique avec le sundome, une technique où l’on arrête le coup juste avant de toucher l’adversaire.
Mais Ōyama a fondé le Kyokushin Kaikan, une école où les affrontements se font véritablement au contact. Pas de gants, pas de protections : on se frappe réellement. Une approche extrême, où la force seule compte, et dont les exploits défient l’imagination.

 

18 mois de retraite en montagne

Dans les montagnes de la préfecture de Chiba, il s’est isolé pendant 18 mois pour s’entraîner.
Durant cette période, il n’est jamais redescendu, vivant probablement en affrontant la faune et en se nourrissant de ce que la montagne lui offrait.
Personne ne le dérangeait : il était entièrement absorbé par son karaté. Mais ses actions une fois redescendu sont encore plus impressionnantes.

 

Les duels aux États-Unis

En 1952, il se rend aux États-Unis pour des combats réels contre des lutteurs professionnels locaux.
Face à des adversaires massifs, il remporte 7 victoires en 7 combats.

 

Combat contre des taureaux

C’est là que la légende dépasse l’humain.
Ōyama affrontait des taureaux de 450 kg à mains nues.
Un simple coup ne suffit pas face à une telle masse, mais il parvenait à encaisser les charges, briser les cornes et vaincre l’animal.
Au total, il aurait affronté 47 taureaux, dont 4 succombèrent instantanément.
Terrible pour les animaux, mais son entraînement dépasse toute mesure humaine.

 

Plier une pièce de 10 yens

Les pièces en cuivre sont dures et petites, donc difficiles à plier. Ōyama, lui, les tordait simplement avec ses doigts.
Alors qu’un homme adulte a une force de préhension d’environ 50 kg, Ōyama dépassait 120 kg.
À noter : plier une pièce constitue un délit de contrefaçon, donc ne tentez jamais de l’imiter. Ce serait de toute façon impossible.

 

Fendre une bouteille de bière à mains nues

Il ne se contentait pas de briser des bouteilles : il les coupait en deux.
Avec la main tendue en position de shutō (tranchant de la main), il frappait la bouteille avec une telle force et vitesse qu’elle se fendait en deux.
C’est un exploit que seuls des instruments tranchants sont censés accomplir.

 

Sauter par-dessus une voiture

Force et rapidité : Ōyama les combinait.
Son entraînement incluait un saut par-dessus une voiture arrêtée.
Il prenait son élan, bondissait et franchissait le véhicule en un seul mouvement.
Pour un véhicule standard de plus de 4 m de long et 1,5 m de haut, même un athlète olympique en saut en longueur n’y parviendrait probablement pas.

 

Une légende immortalisée

 

C’est ce karatéka hors du commun qui a fondé le Kyokushin Kaikan, une école aujourd’hui présente dans 120 pays avec 12 millions d’élèves.
Tous s’inspirent de la légende vivante qu’était Masutatsu Ōyama.

Pour ceux qui pratiquent le karaté : évitez de défier ce genre d’homme.
C’est tout simplement trop dangereux.

 

ABE KENGO

Traduction : LINALE-WATAYA Julika

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